Préserver un écosystème - Cote Pacifique

Lors de notre voyage nous longeons régulièrement les cotes pacifique et caraibe. Nous avons souvent observé que l’économie locale tourne autour des richesses de la mer avec notament la peche et le tourisme. Toute la difficulté est de trouver un juste milieu entre l’exploitation de celles-ci et sa préservation pour les générations futures.

Lors de notre passage à Panama City, nous avons pris contact avec l’organisme Marviva pour comprendre comment préserver un écosysteme et travailler en bonne intelligence avec ceux qui en vivent.

Présentation de Marviva : Marviva est une organisation fonctionnant avec des fonds publics et privés. Ses ressources proviennent de dons d'entreprises du monde entier mais aussi d’organisations internationales comme l’Unesco. Son rayon d’action est la cote pacifique du Costa Rica à la Colombie. Ses missions principales sont la préservation des cotes et la création d’aires maritimes protegées. Marviva a commencé son travail en se préoccupant de la peche illegale des requins, prisés pour leurs ailerons, ainsi que la chasse des tortues de mer.

Les actions de Marviva : La constitution de l'équipe de Marviva reflète les différentes actions qui doivent etre mises en place par ce type d’organisation pour mener à bien son combat.

Dans un premier temps Marviva dispose d’une équipe de terrain. Ce sont des patrouilleurs en bateau qui sillonent en permanence les cotes et en particulier les aires maritimes protegées pour surveiller les peches illegales et faire appliquer la loi s’il le faut. Ces pratrouilleurs sont aussi présents pour faire de la sensibilisation aupres des bateaux de plaisances se rendant dans ces zones.

Dans un second temps, Marviva dispose d’une équipe de communication en charge d'une présence plus globale de la structure auprès du public. Cette équipe propose des journées de sensibilisation dans les écoles ou dans les villages de pecheurs. Des concerts sont aussi organisés dans les grandes villes pour toucher un large public se rendant sur la cote lors des vacances.
Toute la difficulté est de trouver les bons messages qui vont engendrer une prise de conscience. Il est différent de faire comprendre à un touriste qu’un sac plastique laissé sur la plage peut tuer une tortue et de s’entretenir avec des pecheurs à qui on doit expliquer la préservation alors que ceux-ci pechent pour survivre au quotidien. Les pecheurs sont la priorité de Marviva car, pour beaucoup, les notions de gestion de l’écosysteme sont tres faibles. Certains ne comprennent pas que des peches soient interdites alors que c’est une pratique depuis des générations. Il faut trouver les mots pour expliquer que certaines especes ont besoin de temps pour se reproduire mais aussi les aider à trouver d’autres sources de revenu avec des peches alternatives.

Marviva participe aussi activement à la recherche scientifique en accueillant des équipes de chercheurs du monde entier pour comprendre encore mieux le fonctionnement de l'écosysteme et ensuite ajuster son action. 

Enfin, ce qui nous a le plus surpris dans la structure de Marviva, c’est l’équipe d’avocats en place. En effet, l’organisation dispose de son pole de juristes pour faire un travail de lobbying aupres des gouvernements et de certaines entreprises. Ce travail est important car il donne un cadre juridique aux actions de Marviva et c’est notamment grace à ce travail que des parcs naturels sont créés comme celui de Coiba au Panama.

Cette rencontre nous a interessé car Marviva joue sur deux tableaux avec le controle d’un coté et la sensibilisation de l’autre.
Avec tous les projets que nous avons rencontrés pendant notre voyage, nous arrivons toujours à la meme conclusion : pour mener a bien un projet, il faut une bonne prise de conscience au départ quite a donner un cadre juridique et ensuite une forte présence terrain.

Si vous etes sensibles à ce sujet , Marviva recherche des volontaires pour des projets de sensibilisation dans les écoles, plus d’infos sur www.marviva.net